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Les Chouans – Honoré de BALZAC

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Résumé

Le premier grand roman de Balzac. La Vendée dressée contre la Révolution, un ensemble de tableaux d’histoire brossés avec une ampleur épique, la verve de Dumas, la lucidité, le regard de voyant de Michelet. «Les Chouans, écrit Pierre Gascar, c’est le peuple défiguré, dénaturé par des siècles de superstition, habilement conduit par ses maîtres au mépris de soi, à l’ivresse de la servitude», mais c’est aussi «un des plus beaux romans de l’amour fou». Ou, comme l’écrivait Balzac lui-même à Mme Hanska : «Je comprends ce qui vous a fait vouer une espèce de culte à ce livre. La passion y est sublime. Le pays et la guerre y sont dépeints avec un bonheur qui m’a surpris. Je suis content.»

Mon avis

Un roman magnifique ! Spirale d’amour et de haine, dans laquelle sont emportés les personnages, avec ce qui fait la réputation du genre : des trahisons, de la ruse, de la jalousie, des passions, des combats, de l’aventure, et bien sûr, des descriptions de la nature (la Bretagne) et des éléments à couper le souffle, dignes de grands tableaux et qui confèrent à ce roman une atmosphère particulièrement envoûtante. Des scènes inquiétantes, tragiques, des rebondissements, des personnages dont les sentiments sont très bien dépeints et les actions parfaitement décrites, avec beaucoup d’élégance et une certaine âpreté aussi, à l’image de l’époque et des lieux décrits. Qu’est-ce que je peux ajouter de plus ? un extrait !

« Huit heures sonnèrent à toutes les horloges. La lune se levait fort tard. Le brouillard et la nuit enveloppaient donc dans d’effroyables ténèbres les lieux où le drame conçu par cet homme allait se dénouer. L’agent supérieur de la police sut imposer silence à ses passions, il se croisa fortement les bras sur la poitrine, et ne quitta pas des yeux la fenêtre qui s’élevait comme un fantôme lumineux au-dessus de cette tour. Quand sa marche le conduisait du côté des vallées au bord des précipices, il épiait machinalement le brouillard sillonnée par les lueurs pâles de quelques lumières qui brillaient çà et là dans les maisons de la ville ou des faubourgs, au-dessus et au-dessous du rempart. Le silence profond qui régnait n’était troublé que par le murmure du Nançon, par les coups lugubres du beffroi, par les pas lourds des sentinelles, ou par le bruit des armes, quand on venait d’heure en heure relever les postes. Tout était devenu solennel, les hommes et la nature.

- Il fait noir comme dans la gueule d’un loup, dit en ce moment Pille-miche.
- Va toujours, répondit Marche-à-terre, et ne parle pas plus qu’un chien mort.
- J’ose à peine respirer, répliqua le Chouan
- Si celui qui vient de rouler une pierre veut que son cœur serve de gaine à mon couteau, il n’a qu’à recommencer, dit Marche-à-terre d’une voix si basse qu’elle se confondait avec le frissonnement des eaux du Nançon.
- Mais c’est moi, dit Pille-miche.
- Eh bien ! vieux sac à sous, reprit le chef, glisse sur ton ventre comme une anguille de haie, sinon nous allons laisser là nos carcasses plus tôt qu’il ne le faudra. »

A propos de F.

Un lecteur qui vous invite à découvrir ses lectures, qui les partage et en parle avec vous.

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