Classique

Lettres de mon moulin – Alphonse DAUDET

Lettres de mon moulin - Alphonse DAUDET dans Classique 9782253005254-g14e de couverture : Jeune encore et déjà lassé du sombre et bruyant Paris, Alphonse Daudet vient de passer les étés dans son moulin de Fontvielle, « piqué comme un papillon » sur la colline parmi les lapins. Dans cette ruine ensoleillée de la vallée du Rhône , naissent ces contes immortels qui assureront sa gloire. Au loin, on entend la trompe de Monsieur Seguin sonnant sa jolie chèvre blanche. Dans le petit bois de chênes verts, un sous-préfet s’endort en faisant des vers. Au ciel, où les étoiles se marient entre elles, le Curé de Cucugnan compte ses malheureux paroissiens. Et dans la ville voisine, un jeune paysan meurt d’amour pour une petite Arlésienne tout en velours et dentelles qu’on ne verra jamais. Le vieux moulins abandonné est devenu l’âme et l’esprit de la Provence. Dans le silence des Alpilles ou le trapage des cigales et des tambourins, parfumés d’émotions , de sourires et de larmes, ces contes semblent frappés d’une éternelle jeunesse.

Mon avis : Un pur régal ! Des petites nouvelles parfois en forme de contes, des récits très courts, superbement écrits, avec une telle poésie, une telle légèreté, une telle douceur que j’en ai eu des frissons dans la poitrine ; en fait, j’ai éprouvé cette naïve joie de lire, ce petit frisson de bonheur que l’on éprouve quand la magie opère véritablement, grâce, dans le cas des Lettres à des images et des ambiances parfaitement rendues, des sentiments instantanés, qui donnent furieusement envie de s’égarer dans les lieux évoqués : la campagne provençale, le fameux moulin d’où Alphonse Daudet est censé écrire ses histoires, la petite maison des Vieux ou celle du Poète Mistral, les côtes Corses et les phares – je pense aux trois récits géniaux (que j’appellerai la trilogie Corse) très simples, très courts, mais dans lesquels on s’absorbe néanmoins… complètement : Le Phare des SanguinairesL’Agonie de la SémillanteLes Douaniers. Sans oublier le romantique et nocturne Les étoilesLa chèvre de monsieur Seguin qui m’a rappelé toutes les fois où ma mère me racontait cette histoire durant mon enfance, L’ArlésienneLa légende de l’homme à la cervelle d’or, terrible, Les trois messes basses, drôle et envoûtante… C’est avec un petit regret que je referme ce petit livre vraiment délicieux, je ne vois pas d’autre mot pour le décrire. Mais j’y retournerai avec plaisir, du côté du moulin, là-bas en Provence, pas plus loin que dans ma bibliothèque.

 

A propos de F.

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