Philosophie

Ainsi parlait Zarathoustra – Friedrich NIETZSCHE

sex4awRésuméAinsi parlait Zarathoustra est une oeuvre philosophique magistrale. Elle a bouleversé la pensée de l’Occident. « Nietzsche démolit, il sape », disait Gide. Il remet définitivement l’homme en question. Poète-prophète, Zarathoustra se retire dans la montagne et revient parmi les hommes pour leur parler. Sa leçon essentielle : « Vouloir libère. » Son leitmotiv : rejeter ce qui n’est pas voulu, conquis comme tel, tout ce qui est subi. C’est le sens du fameux : « Deviens celui que tu es. » La vertu est souvent le droit du plus faible, elle paralyse tout, désir, création et joie. Le surhomme nietzschéen est celui qui a la plus grande diversité d’instincts qui s’opposent puissamment mais qu’il maîtrise. La pensée de Nietzsche est un défi permanent. Elle échappe à tout système politique.

Mon avis : Mon Nietzsche préféré jusqu’à présent, et aussi un des meilleurs bouquins que j’ai lu, Ainsi parlait Zarathoustra est un chef-d’oeuvre. Avec les armes de la poésie, le mystère du symbole, la provocation et l’humour (« Et n’oubliez pas non plus le bon rire ! Cette couronne du rieur, cette couronne de roses à vous, mes frères, je jette cette couronne ! J’ai canonisé le rire ; hommes supérieurs, apprenez donc – à rire ! ») Zarathoustra, sorte de Christ dionysiaque, enseigne le surhumain, le dépassement de l’homme, cherchant toujours la hauteur, l’altitude, par delà le bien et le mal, voulant toujours, désirant toujours (« Créer – voilà la grande délivrance de la souffrance, voilà ce qui rend la vie légère ») se débarrassant de la morale (sans devenir immoral pour autant, mais ce serait long à expliquer) qui oppresse l’homme et fait de lui un être faible, servile, ramolli, désespéré et à moitié en vie. Le surhumain : retrouver l’innocence, retrouver l’enfant en soi, aimer profondément la terre et la vie, s’aimer soi-même plutôt que des idoles, chercher son propre chemin au-delà des troupeaux etc. C’est vraiment un très beau livre, un livre de chevet, à toujours avoir près de soi, très pur, « décrassant ». Beaucoup de drôlerie aussi et de phrases assassines que l’on ne peut saisir que si l’on a déjà approché Nietzsche et si l’on comprend sa philosophie du surhomme et son concept de la volonté de puissance. Voilà. Belle lecture, édifiante et encourageante, et, en bien des points, terriblement actuelle. Les quelques pages intitulées : De la nouvelle idole par exemple, où il est question de l’État, sont magistrales :  »L’État c’est ainsi que s’appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement, et le mensonge que voici sort de sa bouche : « Moi l’État, je suis le peuple. » »  Mais il y aurait tant d’autres choses encore à dire sur ce grand livre… ce très grand livre, dont beaucoup de symboles encore m’échappent et dont l’impression finale est rayonnante, glorieuse, sentiment renforcé par la joyeuse et vigoureuse conclusion du livre, où Zarathoustra, sur sa montagne, est rejoint et cajolé par un lion, des oiseaux, et se prépare à vivre pleinement le jour qui s’annonce en allant poursuivre sa quête du surhomme. Rien de plus optimiste que la philosophie de Nietzsche !

A propos de F.

Un lecteur qui vous invite à découvrir ses lectures, qui les partage et en parle avec vous.

Une réponse à “Ainsi parlait Zarathoustra – Friedrich NIETZSCHE”

  1. Le 23 mars 2014 à 14 h 44 min jaclyn a répondu avec... #

    ce livre semble bien. Merci de l’avoir conseillé si gentiment!

    Dernière publication sur Pas de nouvelles bonnes nouvelles : Le sac

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