Classique

Vingt ans après – Alexandre DUMAS

9782253050520-T

RÉSUMÉ : Le lecteur des Trois Mousquetaires retrouvera dans Vingt Ans après ses héros favoris : Athos, Porthos, Aramis, ainsi que le gai, lucide et subtil d’Artagnan. La Fronde et la Révolution d’Angleterre servent de cadre à leurs exploits, qui les mettent aux prises avec Mazarin et avec Cromwell. 

MON AVIS

Grand roman, chef-d’œuvre du genre qu’on ne présente plus, et que j’ai autant aimé que Les Trois Mousquetaires, même si j’avais trouvé la fin du premier tome plus tragique, plus grande. Il y a dans Vingt ans après bien plus de ramifications et pourtant jamais on ne s’y perd, elles se dégustent comme des liqueurs !

Un nouvel adversaire des quatre gentilshommes, redoutable, succède à l’inoubliable Milady du premier tome, le personnage de Mordaunt, qui planera durant une bonne partie du roman comme une âme noire et diabolique au-dessus des compagnons, avant de se mettre sérieusement en travers de leur route et déjouant leurs plans, jusqu’à la terrible confrontation finale. 

Il y a toujours autant d’action, encore plus de péripéties, plus d’humour, de scènes délicieusement drôles et qui proviennent souvent de la complicité de D’Artagnan et de Porthos, mais aussi de la personnalité de Mazarin ou encore qui prennent forme lors de situations burlesques dans lesquelles se trouvent les laquais des quatre amis (Mousqueton et sa balle dans la fesse obligé de conduire un carrosse debout !) ; ces situations très délicates, dangereuses, dans lesquelles tombent nos amis, dont on se demande toujours comment ils vont s’en sortir, même en les connaissant ! et qui débouchent sur des morceaux de bravoure ayant plus d’un siècle d’avance sur Hollywood ! Et puis des retournements de situation à profusion, des voyages et des courses mouvementés dans lesquelles on a nous même l’impression d’être lancés au galop ; un D’Artagnan que j’ai tout d’abord trouvé beaucoup changé (forcément : vingt ans après) puis au fil de l’histoire, et particulièrement lorsque l’action se déroule en Angleterre, totalement génial, renversant, drôle, pêchu à mort, avec tous ces plans délirants qu’il échafaude pour sauver tout le monde !

Évidemment Vingt ans après c’est aussi une plongée passionnante dans l’histoire de France (de l’Angleterre aussi), dans le Grand Siècle que Dumas rend très accessible et décidément très attirant, en y déposant toutes sortes de couleurs exprimant les grands sentiments : l’honneur, la chevalerie, l’amitié, le courage, le romantisme, venant se mêler aux faits historiques et les transcender, bref, un grand roman qui redonne le moral, le sourire, qui se boit comme du bon vin qui réchauffe les entrailles et chasse les idées noires, qui nous rend notre enfance, nous donne le goût du pays, et que l’on étreint à bien des moments. De l’aventure, de la vraie, une écriture toujours aussi élégante, subtile, qui fait tellement honneur à notre langue, ce style de Dumas, volubile, flamboyant, comme ses personnages toujours en mouvement… Le plus dur est de refermer le livre et de se dire que c’est fini. Qu’il faut sortir des palais, des bois, des prisons, des auberges, des cabinets clairs-obscurs recelant secrets et mystères… Comme à la fin des Trois Mousquetaires, on a ce petit pincement au cœur, ce sentiment mélancolique un peu vague qui traînaille dans la tête, et on a qu’une envie, c’est que ça recommence, comme à la fin de toute grande histoire.

A propos de F.

Un lecteur qui vous invite à découvrir ses lectures, qui les partage et en parle avec vous.

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