Classique

Candide ou l’Optimisme – VOLTAIRE

9782253098089-TRésumé : Candide nous conte les mésaventures d’un voyageur philosophe qui affronte les horreurs de la guerre et les sanglants caprices de la Nature ; qui connaît les désillusions de l’amour et découvre les turpitudes de ses semblables, faisant à l’occasion l’expérience de leurs dangereuses fantaisies. Pourtant si l’homme est un bien méchant animal et si l’existence n’est qu’une cascade de catastrophes, est-ce une raison pour que le héros perde sa sérénité et le récit son allégresse ?

Mon avis 

J’ai bien aimé, j’ai trouvé ça drôle, frais, et bien rythmé. C’est sur la misère du monde et sur la violence des hommes que fonctionne le rire ici, ce genre d’humour noir, d’ironie emprunt de mélancolie me cause beaucoup ; je me suis donc bien amusé. La vision naïve du monde de Candide, les décisions qu’il prend selon ce qu’il croit être le mieux, débouchent souvent sur des moments drôles dans lesquels il fait malheureusement pitié devant la fourberie des hommes, mais heureusement, il est bien accompagné, notamment par le personnage Martin que j’ai bien apprécié, pour son pessimisme qui permet de créer un équilibre avec l’optimisme de Candide et aussi de le sortir des pires situations, tout en donnant différents points de vue sur la question de savoir quelle est la meilleure façon de vivre heureux et dans le meilleur des mondes possibles, sans chercher à bouffer son voisin. Les réponses à ces questions ne sont jamais affirmées, ou plutôt elles ne sont pas péremptoires. Les personnages expriment leur opinion c’est vrai, mais c’est surtout la vie, l’expérience que chacun d’entre eux ont vécu, qui donne des semblants de réponses. La rencontre avec le personnage Pococuranté est une de mes parties préférées dans le livre, parce que le personnage en question est tellement blasé de tout qu’on ne peut pas s’empêcher de rire lorsqu’il fait ses remarques génialement assassines sur les plus grands chefs-d’oeuvre de la littérature ou du théâtre, sur la musique ou la peinture et que Candide se désespère devant cet être qui lui paraît être au-dessus de tout. Bref, la conclusion de toutes ces pérégrinations, de tous ces malheurs, de toutes ces découvertes sur le monde et les hommes, c’est qu’il n’existe pas un endroit où ceux-ci soient heureux. Ou plutôt si, mais il est légendaire et il s’agit… d’El Dorado, endroit dans lequel les aventures de Candide le mèneront aussi. Alors le mieux, c’est peut-être simplement de cultiver son propre jardin et voilà tout. J’ai bien aimé la fin et ce qu’elle cherche à nous faire comprendre. Donc un petit conte sympathique à lire, sans aucun doute.

A propos de F.

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