Fantastique / Science-Fiction, Terreur / Thriller

Fin de ronde – Stephen KING

9782226328717-jRésumé : Dans la chambre 217 de l’hôpital Kiner Memorial, Brady Hartsfield, alias Mr Mercedes, gît dans un état végétatif depuis sept ans, soumis aux expérimentations du docteur Babineau. Mais derrière son rictus douloureux et son regard fixe, Brady est bien vivant. Et capable de commettre un nouveau carnage sans même quitter son lit. Sa première pensée est pour Bill Hodges, son plus vieil ennemi…

Mon avis 

Une bonne conclusion, avec moins de blabla que dans le premier tome, des dialogues peu construits (type série tv) mais rattrapés par une narration tendre (à la limite de la niaiserie parfois, c’est vrai) mais aussi très ironique, où King n’épargne vraiment pas les travers de l’Amérique et de ses habitants, en offrant à ce propos des descriptions tragi-comiques très savoureuses. Mais j’en avais un peu parlé dans mon avis sur Mr Mercedes je crois.

Le suspense dans Fin de ronde est assez efficace, l’histoire fonctionne bien et on se rend compte que le deuxième volet était un pont solide et réussi, menant vers un achèvement dramatique, où l’auteur abordant à la fois le suicide chez les jeunes, et le cancer, apporte au roman une charge d’émotion supplémentaire qu’on ne ressentait pas forcément à la lecture des deux premiers volumes. Et puis ce pont était aussi l’occasion d’apporter au dernier volet cette bonne vieille touche de fantastique chère à King, dont l’idée de possession rappelle avec nostalgie son roman Dreamcatcher. 

Pour finir à propos de cette trilogie Bill Hodges, je dirais que même si je n’en suis pas fan, à cause de la narration à la troisième personne du présent, à cause du côté « série B » ou téléfilm, de la forme (je pense que le cinéma et les séries tv nuisent gravement à la littérature), ou encore à cause du manque de travail au niveau des personnages, je trouve que dans le fond il y a encore quelques petites choses intéressantes (que j’ai abordées dans mes commentaires sur les deux premiers livres) je trouve que la force d’évocation et sa connaissance de la culture populaire américaine restent deux des atouts majeurs de l’univers kingien, tout comme le comique de situation et l’humour noir, toujours jubilatoire dans son cas. 

Voilà, la trilogie Bill Hodges ne tiendra certainement pas une grande place dans l’oeuvre de King, mais elle est ce qu’elle est, elle est là, et je ne sais pas pour l’écrivain, mais pour les lecteurs, je pense qu’elle sera à la fois comme une curiosité pour les uns, un échec ou une réussite pour les autres, ou encore comme une expérience intéressante, mélangeant le pire comme le meilleur du Stephen King des années 2000-2010.   

A propos de F.

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