Classique

Une ténébreuse affaire – Honoré de BALZAC

images«Une analyse politique supérieure à tout ce qu’on peut citer dans la littérature» (Alain), «l’histoire en déshabillé» du Consulat et de l’Empire, un complot de Fouché, Napoléon à Iéna et le premier roman policier de la littérature française.

Mon avis

Une intrigue qui nous situe géographiquement dans la Champagne, dans les temps troubles et convulsifs de la Révolution et de la période qui la suit, celle du premier Consulat. Bonaparte n’est pas encore le grand Napoléon mais s’y prépare. Comme se prépare le complot visant à le faire tomber, en cas d’échec napoléonien. Par qui ? et comment ? c’est la réponse qu’apporte ce roman, qui exige quand même que le lecteur possède quelques connaissances historiques pour qu’il puisse saisir les ressorts de l’affaire. 

L’histoire est très simple, une fois qu’on l’a comprise. Mais la narration est très dense, le récit des faits est complexe, pour ne pas dire un peu (très ?) embrouillé. De plus, et cela ne facilite pas la lecture, une foule de personnages est présente, tenant parfois sur une seule page ; les mouvements sont incessants, les lieux multiples, les actions sont confuses… Il faut arriver au moment du procès pour que les choses se mettent à s’éclaircir un peu. Le récit sort alors de la mélasse et devient appréciable, à condition de ne pas relâcher son attention ; le complot se révèle diabolique et nous montre à quel point la politique n’est qu’une histoire de veste retournée, qu’il faut savoir retourner au bon moment et toujours du bon côté comme dit la chanson. Et aussi comment s’y prendre pour faire porter le chapeau à l’autre par des machinations bien grossières mais efficaces. 

Du Balzac un peu indigeste, mais une fois que la digestion est passée, on ne peut pas s’empêcher de lui trouver des qualités à ce roman, ni de se dire que finalement, il n’était pas si mal que cela. D’autant plus que certaines pages, celles où apparaissent Talleyrand et surtout l’Empereur, sont sublimes ! Sans parler des portraits toujours brillants, spirituels, que Balzac fait de ses personnages, comme ce vieux marquis d’Hauteserre, dont l’accoutrement est un mélange d’aristocrate, de révolutionnaire et de paysan, et puis bien sûr, le sens de la formule, révélateur d’un grand esprit, mais un grand esprit aux phrases parfois assommantes aussi. Le charme balzacien quoi. 

A propos de F.

Un lecteur qui vous invite à découvrir ses lectures, qui les partage et en parle avec vous.

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